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De fonctionnaire à auto-entrepreneure, mon parcours

Je t’ai brièvement présenté mon parcours dans la section “à propos”. Et c’est peut-être de là que tu viens, ou bien c’est là que tu iras directement après la lecture de cet article.

Cependant, il me paraissait important de te présenter plus en détail mon parcours et mes expériences professionnelles pour que tu comprennes un peu mieux qui je suis.

Ne t’inquiètes pas, ce n’est pas si long que ça (je suis dans la trentaine après tout 😊) et garanti sans langue de bois !

Prête ? Aller, je me lance !

✏️ Des études artistiques, parce que je le vaux bien

Comme la plupart des lycéens, je trouvais difficile à 18 ans de savoir à quoi je voulais occuper mes 42 prochaines années. À l’époque, la retraite était encore à 60 ans (boouh la vieille !). #millenial

Comme j’adorais dessiner et l’art en général, j’ai suivi une formation pour être architecte d’intérieur. J’avais de l’intérêt pour le sujet et c’était à la mode sur le marché du travail. (Merci l’émission DÉCO et Stéphane Plaza avec son homestaging).

C’est pendant ma formation initiale que j’ai appris notamment à configurer un site web WordPress, à utiliser des logiciels de graphisme (coucou InDesign) et de retouche photos (coucou Photoshop).

Une fois mon diplôme en poche, j’ai fait comme tout le monde et j’ai cherché un emploi dans mon secteur de formation.

Mais bon, tu connais la chanson, il faut 10 ans d’expérience quand tu viens d’obtenir ton diplôme si tu veux décrocher un CDI. Et si tu veux de l’expérience, ça tombe bien, on peut te proposer un stage non rémunéré, mais très formateur ! #esclavage

J’ai eu en parallèle de petits jobs alimentaires, qui m’ont permis de financer mes études. C’est à cette époque que s’est ancré en moi cette fausse croyance : “il faut travailler dur pour espérer réussir”.

Cependant, les mois défilaient et je ne trouvais toujours pas de CDI, malgré des stages et de l’intérim…

⚒️ Apprendre un métier ‘sur le tas’

Comme il fallait bien payer le loyer, j’ai répondu à une offre d’emploi un peu par hasard pour un poste qui n’avait rien à voir avec mon projet professionnel ou mes qualifications. Cela a rendu mon parcours plus chaotique mais aussi plus intéressant, comme j’allais le découvrir par la suite !

C’est comme ça que j’ai découvert le merveilleux monde des ressources humaines (ou RH pour les intimes).

On pourrait croire en lisant ma phrase précédente que c’est de l’ironie, et pourtant…

Je me suis lancé le challenge d’apprendre un métier en poste et j’ai aimé ce que j’ai découvert.

Je sais, je sais, les RH ont mauvaise presse. 🙈🙉🙊

D’ailleurs, je lis moi-même des VDM et j’entends parler de légendes urbaines sur le cousin du père de l’oncle du voisin qui a connu des RH méchants. Cela me fait toujours beaucoup rire 😇

Et je vais te dire que même quand la personne qui veut te recruter en entretien te dit que “quand tout va mal, on tape toujours sur le RH” ça annonce la couleur ! 🚩

Mais c’est sur ce poste que j’ai appris la rigueur et l’organisation, sans parler du sens du contact et de l’écoute avec des gens aux attentes très variées.

J’ai également mentoré une nouvelle arrivante pour la première fois 1 an après avoir pris officiellement mes fonctions, ce qui est une de mes grandes fiertés encore à ce jour !

Mais bon, j’étais jeune et ambitieuse. Cet avant-goût m’avait donné envie d’aller plus loin et surtout de rentrer de manière pérenne dans le monde du travail. D’autant plus qu’à l’époque déjà, on était dans un contexte de crise… #subprime

Alors, j’ai sauté le pas et j’ai passé les concours administratifs de la fonction publique.

🤔 Debunker le mythe du fonctionnaire fainéant

  • Qui n’a pas galéré au moins une fois devant les méandres de la paperasse et le casse-tête pour identifier le bon interlocuteur ?

Pour ensuite en parler avec ses amis et se moquer de cette bande de planqués qui ne savent pas ce qu’est le vrai travail.

  • On a tous déjà entendu un humoriste faire un sketch sur son statut : “relation compliquée” avec l’administration 💔.

Toi-même tu connais 👇

Juste pour savoir, c’est quand la dernière fois que tu as vu ton banquier en dehors des horaires de bureau 10h-17h00 ? Non, c’est tout 😇

(Ne boudez pas les banquiers, on vous aime !).

Pourtant, laisse-moi te dire que le temps où on pouvait se la “couler douce” parce que l’on était fonctionnaire est bel et bien révolu.

Un peu d’histoire

Ce mythe du poil dans la main n’est pas sans fondement et vient de la théorie de l’organisation bureaucratique de Max Weber (1922). Plus tard, dans les années 50, les médias et les chercheurs constatent que le modèle de Weber est inefficace et irrationnel. Mais, c’est trop tard, le mal est fait et l’image du fonctionnaire est figée.

J’ai même découvert que des sites internets font du merchandising en ironisant sur ce mythe !

A contrario, il faut savoir que dans d’autres parties du monde, et notamment en Asie, c’est considéré comme un honneur (même de nos jours) de travailler pour le Gouvernement. Les fonctionnaires y sont respectés et valorisés socialement. En Indonésie, c’est même un des critères sur le marché des relations amoureuses ! 😉

En ce qui concerne mon parcours professionnel, depuis que je suis entrée dans la fonction publique et que j’ai acquis “la sécurité de l’emploi”, je n’ai jamais autant bossé de ma vie.

Comme dans le privé, il faut faire ses preuves durant une période de stage d’un an (imagine une période d’essai qui dure aussi longtemps 🤯).

J’avais des choses à prouver, car je n’avais pas de qualifications et un gros syndrome de l’imposteur après être arrivée sur mon poste.

J’ai appris des règles officielles, écrites dans des règlements, et les règles tacites qui régissent la vie en entreprise.

J’ajouterai que “fonctionnaire” n’est pas un métier, c’est un statut. J’ai donc été successivement gestionnaire RH, puis chargée de mission avant de devenir cheffe de service.

Cela m’a permis de “faire mes armes” dans le management d’une équipe. En tant que jeune femme, en voilà un nouveau challenge passionnant à relever !

🎯 Gravir les échelons et toucher le plafond

Il se trouve qu’à un moment, je me sentais à l’étroit dans mon poste : j’en avais fait le tour en 2 ans et j’étais frustrée par un manque de quelque chose que j’avais du mal à définir.

Alors :

  • j’ai changé de postes et de missions plusieurs fois,
  • j’ai passé d’autres concours pour devenir cadre tout en gardant une cohérence avec mon parcours depuis ma reconversion,
  • J’ai préparé (et obtenu) un master en parallèle de mon travail à temps plein,
  • J’ai validé mon expérience dans le domaine fonctionnel des ressources humaines,
  • j’ai encadré différentes équipes pendant 5 ans.
  • J’ai atteint tous mes objectifs de productivité,
  • J’ai fait de la gestion de projet professionnel (refonte d’un service) et personnel (organiser seule mon mariage sans connaissance préalable 👰 → si tu sais, tu sais).
  • J’avais aussi mentoré une dizaine de personnes pour les aider à monter en compétences sur des sujets variés. Et par un heureux hasard, ils m’ont trouvé bon pédagogue, et j’ai découvert que j’aimais partager mon savoir.

En moins de 10 ans, j’avais atteint tous les objectifs professionnels que je m’étais fixé. Mon parcours professionnel était plus riche que je n’ai pu l’imaginer. 🚀

Je touchais du doigt le fameux plafond de verre.

Et un choix se présentait à moi :

  1. Continuer sur cette voie et déployer de nouveaux efforts pour fissurer ce plafond de verre et me frayer une place vers de nouveaux sommets,
  2. Ou bien changer de voie et entamer une reconversion. Oui, mais pour quoi faire ?

💧 Se jeter à l’eau

J’ai toujours trouvé drôle l’expression “se lancer dans l’entrepreneuriat”, comme on lancerait une bouteille à la mer. (ouuuh la belle métaphore filée 👍).

Alors que pour le coup, cela demande pas mal d’introspection et de stratégie si on veut bien faire et être rentable.

Surtout que mon entourage a du mal à comprendre mon nouveau choix de carrière. Je suis la première de ma famille à être entrepreneure !

Pour autant, je trouve qu’il y a de nombreux avantages à travailler à son compte. J’apprécie particulièrement d’être responsable de mes choix et de pouvoir en récolter les fruits ! Par ailleurs, je trouve ce choix parfaitement cohérent avec mes aspirations et mon parcours professionnel !

Alors évidemment, ce n’est que le début… Mais il faut bien commencer quelque part !

Et si tu veux te joindre à moi dans cette aventure, tu peux me suivre sur les réseaux sociaux 👇👇

Epingle pinterest de fonctionnaire à auto-entrepreneure, mon parcours
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Commentaires

Une réponse à “De fonctionnaire à auto-entrepreneure, mon parcours”

  1. […] réaliser mon bujo. Mais également que ce système allait devenir mon exutoire créatif, quand mes différents jobs de l’époque ne me permettaient pas vraiment de […]

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